Suivre la messe, les offices de la liturgie des heures…

Pendant ce temps qui s’impose à nous, plusieurs occasions nous sont données. En voici une liste non exhaustive :

A la télévision
KTO Télévision
France 2 – Le Jour du Seigneur

A la radio
RCF – Radios Chrétiennes Francophones (100.4)
France Culture

Sur KTO

A partir du lundi 16 mars, KTO diffuse deux messes par jour
– La messe du pape François à 7h, depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, à Rome. KTO en assure la version francophone, en collaboration avec Vatican Media.
La messe à 18h15du lundi au samedi, depuis l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, et le dimanche, à 18h30.

Les rendez-vous de prière sont tous maintenus :
– L’office des Laudes à 7h40 et du Milieu du jour à 12h, par les Fraternités monastiques de Jérusalem depuis l’église Saint-Gervais-Saint-Protais, à Paris
– Le chapelet de 15h30 en direct de la grotte de Lourdes. Du 17 au 25 mars, le Sanctuaire de Lourdes développe ce chapelet en une neuvaine spéciale à l’intention des malades.

Le Saint-Père maintient, à huis-clos, l’Audience générale et l’Angélus, diffusés en direct sur KTO depuis la Bibliothèque du Palais apostolique, en collaboration avec Vatican Media

Sur FRANCE 2

– L’émission Le Jour du Seigneur avec la messe, chaque dimanche, à 11h.

Sur RCF (100.4)

La prière du matin
– Tous les jours à 5h45, 6h45, 7h45, 8h45

Le chapelet depuis Lourdes
– Tous les jours de 15h30 à 16h (sauf le jeudi)

La prière monastique
Tous les jours à 20h30 et 22h30

La messe
– Le jeudi à 15h30
– Le dimanche à 18h15
– Célébration de la Messe dominicale par Monseigneur Vincent Jordy à 10h sur RCF Touraine

Sur France Culture

Messe célébrée tous les dimanches à 10h.

Sur le site internet du Prieuré de Béthanie

Prier les offices de la liturgie des heures et vivre la messe quotidienne, avec la communauté des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre.

Prière à Saint Martin

Saint Martin,
Toi qui as parcouru les routes d’Europe,
Toi qui as vécu à la suite de Jésus
en vrai disciple,
Toi qui as partagé ton manteau avec un pauvre par amour du Christ,
Toi qui nous aides à reconnaître son visage en toute personne pour servir et aimer,
Toi qui as lutté contre le mal et qui es passé sur la terre en faisant le bien,
Intercède pour nous en ces temps difficiles,
Protège-nous en ces temps de détresse,
Donne-nous d’être persévérants et de garder la paix dans les épreuves,
Sois notre protecteur et conduis-nous sur le chemin de la vie éternelle.

Amen

Monseigneur Vincent Jordy, archevêque de Tours
135e successeur de St Martin

 

Invitation à une proximité spirituelle, une charité inventive…

 

L’épidémie ne l’emportera pas si nous sommes capables de
puiser en nous plus de charité et d’espérance.

Mgr de Moulins-Beaufort

 

 

Chant pour un temps de prière personnel ou en famille : “Aimons-nous les uns les autres”

 

 

 

Quelques pistes pour apprendre ou redécouvrir
la communion de désir, l’amitié profonde avec Dieu,
ainsi que la communion spirituelle et fraternelle avec ceux qui sont proches et ceux qui sont loin.

Extraits du message du 17 mars de Monseigneur Vincent Jordy :

” 3.(…) nous sommes appelés à vivre notre vie d’Église, notre vie de fidèles du Christ, de disciples de Jésus, mais d’une manière différente. Comme nous le rappelle l’évangile selon saint Jean (Jn 20), Jésus peut nous rejoindre « toutes portes closes ».
Avant toute chose, en raison de l’impossibilité de célébrer l’eucharistie publiquement, le jeûne eucharistique nous permet de redécouvrir toute la valeur de la communion de désir et la communion spirituelle qui peuvent, bien entendu, elles aussi, porter de vrais fruits dans nos vies de baptisés. L’occasion nous est donnée de nous nourrir plus profondément des textes de la Parole de Dieu en semaine et le dimanche. En ce sens, je lève l’obligation de célébration dominicale pour les fidèles du diocèse.
Nous avons désormais à vivre avec plus de foi, d’espérance et de charité le mystère de la communion des saints, communion de tous ceux qui vivent du Christ et de son Esprit.
4- En ce sens, nous vous invitons en ces temps qui viennent, et où la communauté ne peut plus se rassembler visiblement, à vivre plus profondément la communion invisible, la communion des saints. Dans notre diocèse, nous avons la grâce de la vivre dans la lumière et par l’intercession de Saint Martin, notre patron, homme de prière et de charité concrète. “

” Nous sommes tous invités aussi à persévérer dans la prière afin de porter les personnes malades, les personnels hospitaliers, et toutes celles et tous ceux qui œuvrent pour lutter contre l’épidémie. C’est aussi la prière qui peut renforcer notre espérance, vivre activement notre charité et notre solidarité et, surtout, garder une foi qui nourrisse notre paix du cœur. “

” Nous sommes invités à un carême particulier. Dieu nous conduit au désert pour parler à notre cœur, pour reprendre conscience du fait que nous sommes frères et que nous avons à prendre soin les uns des autres.
Reprenons à notre compte, en ces temps difficiles, les paroles fortes de l’Apôtre Saint Paul : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu. » (2 Co 1,3-4). “

MÉDITATION DU PAPE BENOÎT XVI, à Lourdes, le dimanche 14 septembre 2008

Seigneur Jésus, tu es là !

Et vous, mes frères, mes sœurs, mes amis,
Vous êtes là, avec moi, devant Lui !

Seigneur, voici deux mille ans, tu as accepté de monter sur une Croix d’infamie pour ensuite ressusciter et demeurer à jamais avec nous tes frères, tes sœurs !

Et vous, mes frères, mes sœurs, mes amis,
Vous acceptez de vous laisser saisir par Lui.

Nous Le contemplons.
Nous L’adorons.
Nous L’aimons. Nous cherchons à L’aimer davantage.

Nous contemplons Celui qui, au cours de son repas pascal, a donné son Corps et son Sang à ses disciples, pour être avec eux « tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).

Nous adorons Celui qui est au principe et au terme de notre foi, Celui sans qui nous ne serions pas là ce soir, Celui sans qui nous ne serions pas du tout, Celui sans qui rien ne serait, rien, absolument rien ! Lui, par qui « tout a été fait » (Jn 1, 3), Lui en qui nous avons été créés, pour l’éternité, Lui qui nous a donné son propre Corps et son propre Sang, Il est là, ce soir, devant nous, offert à nos regards.

Nous aimons – et nous cherchons à aimer davantage – Celui qui est là, devant nous, offert à nos regards, à nos questions peut-être, à notre amour.

Que nous marchions – ou que nous soyons cloués sur un lit de souffrance, que nous marchions dans la joie – ou que nous soyons dans le désert de l’âme (cf. Nb 21, 5), Seigneur, prends-nous tous dans ton Amour : dans l’Amour infini, qui est éternellement Celui du Père pour le Fils et du Fils pour le Père, celui du Père et du Fils pour l’Esprit, et de l’Esprit pour le Père et pour le Fils.

L’Hostie Sainte exposée à nos yeux dit cette Puissance infinie de l’Amour manifestée sur la Croix glorieuse. L’Hostie Sainte nous dit l’incroyable abaissement de Celui qui s’est fait pauvre pour nous faire riches de Lui, Celui qui a accepté de tout perdre pour nous gagner à son Père. L’Hostie Sainte est le Sacrement vivant, efficace de la présence éternelle du Sauveur des hommes à son Église.

Mes frères, mes sœurs, mes amis,

Acceptons, acceptez de vous offrir à Celui qui nous a tout donné, qui est venu non pour juger le monde, mais pour le sauver (cf. Jn 3, 17), acceptez de reconnaître la présence agissante en vos vies de Celui qui est ici présent, exposé à nos regards. Acceptez de Lui offrir vos propres vies !

Marie, la Vierge sainte, Marie, l’Immaculée Conception, a accepté, voici deux mille ans, de tout donner, d’offrir son corps pour accueillir le Corps du Créateur. Tout est venu du Christ, même Marie ; tout est venu par Marie, même le Christ.

Marie, la Vierge sainte, est avec nous ce soir, devant le Corps de son Fils, cent cinquante ans après s’être révélée à la petite Bernadette.

Vierge sainte, aidez-nous à contempler, aidez-nous à adorer, aidez-nous à aimer, à aimer davantage Celui qui nous a tant aimés, pour vivre éternellement avec Lui.

Une foule immense de témoins est invisiblement présente à nos côtés, tout près de cette grotte bénie et devant cette église voulue par la Vierge Marie ;

la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont contemplé, vénéré, adoré, la présence réelle de Celui qui s’est donné à nous jusqu’à sa dernière goutte de sang ;

la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont passé des heures à L’adorer dans le Très Saint Sacrement de l’autel.

Ce soir, nous ne les voyons pas, mais nous les entendons qui nous disent, à chacun et à chacune d’entre nous : « Viens, laisse-toi appeler par le Maître ! Il est là ! Il t’appelle (cf. Jn 11, 28) ! Il veut prendre ta vie et l’unir à la sienne. Laisse-toi saisir par Lui. Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de Lui et des autres ; regarde l’infinie distance qu’Il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la Croix que Lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, Il te prend ; dans ses blessures, II t’y cache (…), ne te refuse pas à son Amour ! ».

La foule immense de témoins qui s’est laissée saisir par son Amour, c’est la foule des saints du ciel qui ne cessent d’intercéder pour nous. Ils étaient pécheurs et le savaient, mais ils ont accepté de ne pas regarder leurs blessures et de ne plus regarder que les blessures de leur Seigneur, pour y découvrir la gloire de la Croix, pour y découvrir la victoire de la Vie sur la mort. Saint Pierre-Julien Eymard nous dit tout, lorsqu’il s’écrie : « La sainte Eucharistie, c’est Jésus-Christ passé, présent et futur » ( Sermons et instructions paroissiales d’après 1856, 4-2,1. De la méditation).

Jésus-Christ passé, dans la vérité historique de la soirée au cénacle, où nous ramène toute célébration de la sainte Messe.

Jésus-Christ présent, parce qu’il nous dit : « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps, ceci est mon sang ». « Ceci EST », au présent, ici et maintenant, comme dans tous les ici et maintenant de l’histoire des hommes. Présence réelle, présence qui dépasse nos pauvres lèvres, nos pauvres cœurs, nos pauvres pensées. Présence offerte à nos regards comme ici, ce soir, près de cette grotte où Marie s’est révélée comme l’Immaculée Conception.

L’Eucharistie est aussi Jésus-Christ futur, Jésus-Christ à venir. Lorsque nous contemplons l’Hostie Sainte, son Corps de gloire transfiguré et ressuscité, nous contemplons ce que nous contemplerons dans l’éternité, en y découvrant le monde entier porté par son Créateur à chaque seconde de son histoire. Chaque fois que nous Le mangeons, mais aussi chaque fois que nous Le contemplons, nous L’annonçons, jusqu’à ce qu’Il revienne, « donec veniat  ». C’est pourquoi nous Le recevons avec un infini respect.

Certains parmi nous ne peuvent pas ou ne peuvent pas encore Le recevoir dans le Sacrement, mais ils peuvent Le contempler avec foi et amour, et exprimer le désir de pouvoir s’unir à Lui. C’est un désir qui a une grande valeur aux yeux de Dieu. Ceux-ci attendent son retour avec plus d’ardeur ; Ils attendent Jésus-Christ à venir.

Lorsqu’une amie de Bernadette lui posa la question le lendemain de sa première communion : « De quoi as-tu été la plus heureuse : de la première communion ou des apparitions ? », Bernadette répondit : « Ce sont deux choses qui vont ensemble, mais ne peuvent être comparées – J’ai été heureuse dans les deux » (Emmanuélite Estrade, 4 juin 1858). Et son curé témoignait à l’Évêque de Tarbes au sujet de sa première communion : « Bernadette fut d’un grand recueillement, d’une attention qui ne laissait rien à désirer … Elle apparaissait bien pénétrée de l’action sainte qu’elle faisait. Tout se développe en elle d’une façon étonnante ».

Avec Pierre-Julien Eymard et avec Bernadette, nous invoquons le témoignage de tant et tant de saints et de saintes qui ont eu pour la sainte Eucharistie le plus grand amour. Nicolas Cabasilas s’écrie et nous dit ce soir : « Si le Christ demeure en nous, de quoi avons-nous besoin ? Que nous manque-t-il ? Si nous demeurons en Christ, que pouvons-nous désirer de plus ? Il est notre hôte et notre demeure. Heureux sommes-nous d’être Sa maison ! Quelle joie d’être nous-mêmes la demeure d’un tel habitant ! » (La vie en Jésus-Christ, IV, 6).

Le bienheureux Charles de Foucauld est né en 1858, l’année même des apparitions de Lourdes. Non loin de son corps raidi par la mort, se trouvait, comme le grain de blé jeté à terre, la lunule contenant le Saint-Sacrement que frère Charles adorait chaque jour durant de longues heures. Le Père de Foucauld nous livre la prière de l’intime de son cœur, une prière adressée à notre Père, mais qu’avec Jésus nous pouvons en toute vérité faire nôtre devant la Sainte Hostie :

 

« `Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains’.

C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-Aimé… Puisse-t-elle être la nôtre, et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants :

 Mon Père, je me remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je m’abandonne à Vous ; mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira ; quoi que Vous fassiez de moi, je Vous remercie ; merci de tout ; je suis prêt à tout, j’accepte tout ; je Vous remercie de tout. Pourvu que Votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre volonté se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre cœur aime, je ne désire rien d’autre, mon Dieu ; je remets mon âme entre Vos mains ; je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je Vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Vos mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car Vous êtes mon Père » (Méditation sur les Saints Évangiles). »

Frères et sœurs bien-aimés, pèlerins d’un jour et habitants de ces vallées, frères évêques, prêtres, diacres, religieux, religieuses, vous tous qui voyez devant vous l’infini abaissement du Fils de Dieu et la gloire infinie de la Résurrection, restez en silence et adorez votre Seigneur, notre Maître et Seigneur Jésus le Christ. Restez en silence, puis parlez et dites au monde : nous ne pouvons plus taire ce que nous savons. Allez dire au monde entier les merveilles de Dieu, présent à chaque moment de nos vies, en tout lieu de la terre. Que Dieu nous bénisse et nous garde, qu’Il nous conduise sur le chemin de la vie éternelle, Lui qui est la Vie, pour les siècles des siècles. Amen.

La Basilique Saint Martin, vous propose des textes et prières pour suivre la Messe chaque dimanche , là où vous êtes…

cliquez ici pour voir l’article.

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