Chemin de croix le 7 décembre

Chemin de croix le 7 décembre

 En réponse à l’appel du Pape François

dans sa lettre au peuple de Dieu,  

 

nous proposons,

le premier vendredi de chaque mois,

à la Basilique Saint Martin,

un chemin de croix ou temps de prière

à 12h30.

 

Voici les dates à retenir jusqu’au mois de juin 2019 :

Les 5 octobre, 2 novembre, 7 décembre 2018,

puis 4 janvier, 1er février, 1er mars, 5 avril, 3 mai, 7 juin 2019.

 

Pour consulter la Lettre du Pape François adressée au peuple de Dieu, cliquez ici : Site du Vatican

 

 

Suite au premier chemin de croix ce 5 octobre 2018,
nous vous partageons les méditations (extraits de la lettre du Pape François au peuple de Dieu) qui ont été préparées :

 

*  1e station : Jésus est condamné à mort

 « C’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris ». (Is 53, 5)

« La conscience du péché nous aide à reconnaitre les erreurs, les méfaits et les blessures générés dans le passé et nous donne de nous ouvrir et de nous engager davantage pour le présent sur le chemin d’une conversion renouvelée ».

Après chaque station : Kyrie eleison puis procession en silence

*  2e station : Jésus est chargé de sa croix

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26).

« L’appel de saint Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn : « est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » (Gn 4,9) ».

*  3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix

« Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple. » (Ps 21, 7)

« S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit ».

*  4e station : Jésus rencontre sa Mère   

« A toi je fus confié dès ma naissance ; dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu. » (Ps 21, 11)

« Marie a su se tenir au pied de la croix de son fils. Elle ne l’a pas fait de n’importe quelle manière mais bien en se tenant fermement debout et à son côté. Par cette attitude, elle exprime sa façon de se tenir dans la vie.

Elle, la première disciple, montre à nous tous qui sommes disciples comment nous devons nous comporter face à la souffrance de l’innocent, sans fuir et sans pusillanimité. Contempler Marie c’est apprendre à découvrir où et comment le disciple du Christ doit se tenir ».

*  5e station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

« Portez les fardeaux les uns des autres : ainsi vous accomplirez la loi du Christ ». (Ga 6, 02)

« Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur.

*  6e station : Véronique essuie la face de Jésus

 « Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. »  (Ps 26, 08)

 « Il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. Ainsi saint Jean-Paul II se plaisait à dire : « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier »

*  7e station : Jésus tombe pour la seconde fois  

«  Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde. » (Dn 3, 42)

« La dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion, et ainsi à élaborer des actions qui produisent des dynamismes en syntonie avec l’Évangile ».

*  8e station : Jésus console les filles de Jérusalem

« Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. » (Ep 5, 8-10)

« La solidarité exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, « car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque “Satan lui-même se déguise en ange de lumière” (2Co 11,14) »

*  9e station : Jésus tombe pour la 3e fois

« De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité ». (Jn 17, 18-19)

« Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! […] La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25) ».

*  10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements  

« Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. » (Ph 2, 5-7)

« Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, « dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple ».

*  11e station : Jésus est attaché à la croix

« Et moi, je te prie, Seigneur : c’est l’heure de ta grâce ; * dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi, par ta vérité sauve-moi. » (Ps 68, 4)

« Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaitre nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur ».

*  12e station : Jésus meurt sur la croix

«  Le Seigneur disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1, 51-53)

« Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme. » 

*  13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère

« Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. » (1 Jn 3, 16)

« La pénitence et la prière nous aideront à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre et à vaincre l’appétit de domination et de possession, très souvent à l’origine de ces maux ».

*  14e station : Jésus est mis dans le sépulcre

«  Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? (Is 58, 6)

« Que le jeûne et la prière ouvrent nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées. Que le jeûne nous donne faim et soif de justice et nous pousse à marcher dans la vérité en soutenant toutes les médiations judiciaires qui sont nécessaires. Un jeûne qui nous secoue et nous fasse nous engager dans la vérité et dans la charité envers tous les hommes de bonne volonté et envers la société en général, afin de lutter contre tout type d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience ».

 

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